Témoignage de Flavie, médiatrice à l’Ouvre-Porte

J’ai connu Lydia et Léonie l’hiver dernier, en tant que médiatrice à l’Ouvre-Porte. Je les ai accompagnés chez les personnes qui les hébergeaient, ce qui était rassurant pour elles, en arrivant chez des « inconnus » … car les appréhensions sont présentes des deux côtés !

Nous sommes également allées ensemble à des rendez-vous, lorsqu’elles avaient besoin d’être rassurées. Par exemple, pas facile de récupérer des traitements à la pharmacie quand on ne parle pas bien le français : à quoi sert ce médicament ? combien de fois par jour faut-il le prendre ? etc.

Ne pas avoir de logement fixe est une période très difficile, qui dure souvent plusieurs mois. Cela peut aider d’avoir une personne de confiance à qui écrire un petit mot pour poser une question, pour proposer un repas un soir où on est seule …

Ensuite, elles ont toutes les deux trouvé une place en CADA à quelques semaines d’intervalles. J’ai envoyé un petit texto de temps en temps pour prendre de leurs nouvelles. Un jour, Lydia repassait à Lyon pour un rendez-vous et m’a proposé de boire un verre : elle n’a plus besoin de moi comme médiatrice, mais d’autres liens peuvent s’instaurer ! Car au-delà d’un engagement citoyen, il s’agit de rencontres humaines … Cet été, nous avons passé une journée ensemble dans ma maison de campagne : elle m’a appris beaucoup de choses question jardinage, car elle était agronome dans son pays. Quel plaisir pour elle de retrouver un jardin, et pour moi de la voir plus détendue et tranquille maintenant qu’elle est installée quelque part ! Même si forcément, ce n’est pas pérenne tant qu’elle n’a pas de papiers.

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